-Tu es stupide ou quoi?
-Aïe... Ne crie pas Baï... Mal au crâne.
Baï ouvrit un placard et en sortit une pochette.
-Elle va vivre l'enfer avec les trafiquants de femmes!
Yulenn arriva en courant, son petit frère sur le dos et tendit une serviette humide à Heï.
-Tiens Heï.
-Merci ma puce.
Heï mit la serviette à la base de son crâne. Baï sortit quelques chiffons propres et pencha la tête de son ami.
-Aïe...
-Voyons voir, tu saignes encore mais tu n'as pas l'air d'avoir une lésion crânienne.
-Pas de trace de coup, pas de bleu...
Le médecin se redressa et fit signe à Kuro de s'asseoir. Il leva la radio à la lumière.
-Mais ou vous êtes vous fait cette fêlure?
Kuro ramassa son pull et l'enfila. Le médecin rangea la radiologie.
-Vous devriez rester en observation jeune homme.
-Je n'ai pas le temps, dit Kuro.
Il se leva, tangua un peu puis se tourna vers le médecin.
-Et pour le mal de crâne doc?
-Aspirine trois fois par jour...
Kuro sortit de la salle de consultation et rejoignit Shiro qui l'attentait dans le hall de l'hôpital.
-Ca va mieux? Tu m'as fait peur à t'écrouler comme ça en pleine rue... Alors, c'était quoi?
-Une fêlure légère.
Shiro tapota le crâne de Kuro.
-Comment t'es-tu fait ça? Ca te fait mal?
-C'est à cause de mon double. Arrête ça. Il a du prendre un coup sur la tête, mais c'est la première fois que je ressens la douleur aussi fort.
-Tu crois que ça a un rapport avec Karine?
Kuro haussa les épaules.
-Je ne suis pas un savant, mais le fait que le double de Karine ne soit pas apparut pourrais avoir de graves répercussion sur le continuum entre les deux mondes.
Kuro regarda son ami.
-Au mieux, les habitants des deux mondes risquent d'apprendre l'existence de l'autre monde.
Au pire, ils seront tous les deux détruits.
Dans un bordel du Nord. Le chef du bordel discute avec le trésorier.
-Et la fille que nous avons achetée aujourd'hui, comment est-elle?
-Jolie, répondit le trésorier.
Ils reculèrent tous les deux quand la porte devant eux s'écroula, laissant tomber un homme doté d'un énorme coquard.
-Mais, elle a sale caractère, acheva le trésorier.
Le proxénète se pencha sur l'homme qui essuyait son nez.
-Et bien?
L'homme leva les yeux vers son chef.
-Heu... Pour l'utiliser, il faudra la droguer.
Karine sortit de la pièce tout en nouant sa jupe sur sa hanche pour ne pas être gênée.
-Quoi? "M'utiliser", prend ça!
Et elle décocha un superbe shoot dans les mâchoires du subordonné. Puis elle vit le chef et le trésorier et partit dans une autre direction.
" Je passe mon temps à courir dans ce monde... "
-Mais courez-lui après, s'exclama le proxénète.
Deux hommes interceptèrent Karine qui fit demi-tour et passa devant le proxénète et le trésorier.
" demi-tour "
-Scusez-moi.
Deux autres gardes apparurent de l'autre côté.
-Reviens ici!!!
-Mais ça pullule par ici les cons! Il y a un nid ou quoi?
Elle avisa une porte gardée par un seul homme. Celui-ci vit Karine alors qu'elle se précipitait vers lui.
-On ne passe pas, dit-il en levant la main, c'est privé!
Sans ralentir, Karine lui décocha un coup de pied en pleine tête.
De l'autre côté de la porte, des hommes mangeaient, servis par des jeunes filles. Ils levèrent les yeux de leur repas en entendant les bruits de bagarre sauf un qui continua de manger son plat de nouilles. La porte s'ouvrit en claquant et le garde partit en arrière et balaya tout le repas de la table. Celui qui n'avait pas cessé de manger leva bien haut son plat pour ne pas qu'il soit renversé. Karine entra.
-Euh, pas solide les portes ici... J'ai juste donné un petit coup de pied...
Les quatre gardes la virent à ce moment.
-CHOPEZ-LA!!!
" Ils ne se fatiguent jamais ceux-là? "
Karine vit la table basse et eut une idée. Elle attendit que les gardes soit prêt d'elle et bondit par-dessus la table. Elle atterrit à l'extrémité opposée de la table qui se souleva brusquement et assomma d'un coup les quatre gardes et deux des trois clients. Karine se retourna et constata les dégâts.
-Oups. J'ai étalé tout le monde d'un coup.
-Bravo, fit une voix.
Karine se retourna et vit le troisième client, celui qui avait réussi à garder son repas. Il pouvait avoir soixante ans et portait une tunique verte sombre sur un pantalon blanc. Sa chevelure blanche était nouée en chignon et recouverte d'un tissu blanc.
-Des mouvements souples, associés à une bonne force...
Il disparut soudain.
" Bah, ou est-il.. "
-Et un corps superbe, acheva le vieil homme en assénant une claque sur le postérieur de Karine.
" Passé? "
Karine se retourna vivement, prête à assener sa spécialité, le coup de coude dans le larynx mais le vieil homme avait déjà disparut. Elle se retourna de nouveau en entendant sa voix derrière elle.
-Par contre, la technique et la vitesse, c'est pas encore tout à fait ça... constata t'il.
Karine le regarda. Il était assis, les genoux croisés, sur le pommeau de sa canne, une espèce de grand dragon de métal[1].
-Comment vous faites ça? Demanda-t'elle, une fois l'effet de surprise passé.
-Bah, je suis vieux, j'ai eut le temps d'apprendre deux, trois trucs.
Les gardes se relevèrent en titubant et virent Karine discuter avec le vieillard.
-ELLE EST LA!!!
-Holà, charmée de vous avoir connu m'sieur, salut...
Le vieillard regarda les gardes et leva la main.
-Halte.
Les gardes freinèrent et faillirent tomber les uns sur les autres.
-Heu... Oui M. Fa[2]?
" Ca c'est de l'autorité ", pensa Karine.
-Combien avez-vous acheté cette jeune fille, demanda Fa.
Le trésorier jailli d'on ne sait ou et consulta son carnet.
-Nous l'avons acheté cinq mons en envisageant de nous faire six fois sa valeur en la faisant travailler un an...
Karine calcula sur ses doigts.
-Heu, ça fait... trente-cinq mons.
Elle se tourna vers Fa.
-C'est trop cher?
-Oui.
-Revente, six mons, nota le trésorier en frottant la bosse qu'il avait sur le crâne.
-J'aime bien tes méthodes, commenta Fa en fermant sa bourse.
-Et oui... Dit Karine en se frottant les mains.
Elle se tourna vers Fa.
-Merci pour tout, il faut que j'y aille.
Fa l'intercepta avec le crochet que formait sa canne.
-STOP! Reste la, on n'en a pas finit.
Karine se retourna.
-Maiiis!!! Ca fait mal!!!
-Tu veux retourner dans ton monde ou pas? Demanda Fa.
Karine le regarda fixement, avec des yeux de merlan frit.
-HEIN?
Dans l'autre monde, Fa frissonna. Kuro leva les yeux du livre qu'il consultait.
-Ça va pas M. Fa?
Fa secoua la tête.
-Ce n'est rien, c'est juste mon [double] qui doit draguer...
Shiro, le nez plongé dans les tarifs de voyage vers la Chine lui jeta un regard étonné.
-Vous avez l'air sensible à votre [double].
-C'est à cause du Miroir, dit Fa en montrant le fond de la pièce. Et puis de toutes manières, après 5000 ans de compagnie, n'importe qui se sent proche de son [double].
Sous l'effet de la surprise, Kuro manqua d'avaler son crayon et Shiro failli déchirer son catalogue.
-VOUS AVEZ 5000 ANS?!! S'exclamèrent t'ils d'une seule voix.
Fa hocha les épaules, toujours plongé dans son livre.
-Sûrement plus...
-... Mais je n'ai commencé à compter qu'a l'invention des mathématiques.
Fa s'interrompit. Il avait ramené Karine chez lui et ils étaient tous les deux assis non loin du Miroir que Karine dévorait du regard sans écouter les explications de Fa.
-Ho! Tu m'écoutes?
-Hein? Fit Karine, heu... Oui... Les deux mondes et tout ça...
Fa soupira.
-Bon... Tu promets de ne parler à personne de ce qui s'est passé?
-Parole de scout, s'exclama Karine.
-C'est bon, vas y.
Karine se leva et s'approcha du miroir. Juste avant d'entrer, elle se tourna vers Fa.
-Au revoir m. Fa, dit-elle.
Celui ci hocha la tête.
-Ne t'inquiètes pas je ferais chercher ton sac et je te le renvoi...
Il se figea en regardant quelques choses derrière Karine.
-Bah quoi? Fit celle ci.
Derrière Karine, le Miroir bouillonnait comme si il était en pleine ébullition. Fa saisit Karine par le bras et la tira vers lui.
-Recule! Vite.
Il leva sa canne juste au moment ou le miroir explosa.
Shiro se laissa tomber au sol, les jambes coupées. Alors qu'ils étaient en pleine discussion, Fa s'était brusquement levé et avait tendu sa canne devant lui. Le sol autour d'eux était noirci et défoncé. La canne en fumait encore et la manche de Fa était en lambeau.
-Que s'est-il passé? Demanda Shiro d'une voix mal assurée.
-Le miroir s'est enrayé répondit Fa en essuyant la canne sur sa chemise.
-Enrayé?
-Ca doit être une conséquence du passage de Karine, expliqua Kuro.
-Elle a dut essayer de passer dans l'autre sens.
-comment le savez vous? Demanda Shiro
-Ca venait de l'autre monde.
Karine regarda tout autour d'elle. Le Miroir était redevenu normal mais le sol et les murs étaient noircis.
-Mince alors...
-Le miroir t'a rejeté, dit pensivement Fa.
Karine se redressa en remarquant qui la tenait par la taille. Elle se retourna, le coude levé.
-LACHEZ MOI VIEUX VICIEUX!!!
-qui est vieux? Répondit Fa d'une voix taquine.
Le vieux visage et la chevelure blanche de Fa avaient laissé place au visage d'un adolescent d'à peu prés l'âge de Karine, aux longs cheveux bruns.
Le souffle coupé par la surprise, Karine essaya d'articuler quelques choses mais ne put que montrer Fa sans rien dire.
-Hum? Ha oui, mon visage, ça te plaît? Je suis immortel, mais je peux manipuler l'âge physique de mon corps. Pour la magie, je préfère avoir un corps jeune.
Fa ramassa sa canne et aida Karine à se relever.
-Il y a dut avoir une interférence, tu sais s'il n'y a rien eut d'étrange avec ton double?
-Ha? Je ne vous l'ai pas dit? Je crois que je n'ai pas de double.
-QUOI?
Cependant, au bordel, Heï souleva un des hommes passablement abîmé par le passage de Karine.
-Où est notre amie?
-A quoi elle ressemble.
-Cheveux châtains, yeux vert...
-Canon? Demanda l'homme en réfléchissant.
-oui, admit Baï .
-Elle a été rachetée par M. Fa. Il habite dans le quartier Ouest.
-Merci, dit Baï.
Le lendemain, Karine se réveilla dans une chambre de la maison de Fa. Elle s'étira langoureusement.
-J'ai bien dormi, dit-elle.
Elle se leva et passa derrière un paravent. Les servantes lui avaient laissé une robe propre qu'elle enfila en réfléchissant.
" C'est quand même drôle que Heï et Baï soient venu me chercher. J'aurais jamais pensé qu'ils feraient ça alors qu'ils ne me connaissent ni d'Eve ni d'Adam. "
Karine sortit de la chambre et entra dans la salle à manger.
-Bonjour les garçons.
Elle s'assit et regarda ses amis. Heï et Baï mangeaient en ignorant royalement Fa.
-Vous vous faites encore la tête? Demanda Karine en se servant.
-Y'a de quoi, dit Heï en lançant un regard noir à Fa.
-Il nous a quand même tabassés, dit Baï.
-Mais, je croyais que vous étiez des voleurs... Dit Fa.
Heï leva les yeux au ciel puis regarda Karine.
-Au fait Karine, il nous a expliqué ton problème.
-On va t'aider à rentrer chez toi, dit Baï.
Surprise, Karine se tourna vers Fa.
-Vous leur avez dit? Je croyais que c'était un secret.
Gêné Fa rougit.
-Bah, ils tapent fort... Surtout Heï.
Fa redevint sérieux et posa son repas.
-Pour l'instant les enfants, vous ne pouvez m'aider, je dois consulter des livres très anciens dont vous ne connaissez pas la langue. En attendant, faites plutôt visiter la ville à Karine.
-C'est superbe!!!
Karine ramena quelques mèches en arrière et se tourna vers Baï, accoudé à ses cotés sur la jonque qui les emmenait sur le lac.
-C'est quoi ce bâtiment? Demanda-t-elle en montrant une construction.
-c'est le temple des Trois Dragons. Tu n'en as jamais entendu parler?
-Pourquoi? Demanda Karine en ramenant sa chevelure en arrière.
-C'est le plus beau de tous les temples du pays.
-Ha, je demande à voir.
Karine resta bouche bée en face de la fresque. Baï sourit et désigna les dragons.
-Feng, le dragon blanc, Yu[3] le dragon noir et le Tao Tie.
Kuro alla acheter de l'encens.
-C'est marrant, dit Karine, c'est la troisième paire de noir et blanc que je rencontre depuis le début de cette stupide histoire[4].
-Le jour ou tu auras deux queues, je me ferais bonze, dit Kuro en tendant l'encens.
Ils plantèrent les bâtons devant la fresque, dans la gueule remplie de sable d'une grenouille en terre cuite. Baï continua à expliquer les légendes à Karine.
-Le Tao Tie est en fait à mi-chemin entre le tigre et le dragon. Il a deux queues avec lesquelles il aurait enfanté ses deux enfants, Feng, le mâle et Yu, la femelle.
-C'est le dieu de quoi? Demanda Karine.
Baï parut surpris de la question.
-Mais, c'est Dieu, c'est tout!
-c'est lui qui a créé le monde?
-bien sur que non! Le monde s'est créé tout seul! Le Tao Tie se contente de maintenir l'équilibre qu'il a établi avec ses enfants.
Tout en parlant, Baï montra à Karine un symbole qui lui rappela le yin et le yang.
-De la d'où je viens, commença la jeune fille, on a le même symbole avec presque la même signification... Sauf qu'il n'y a pas la bordure dorée autour.
-La bordure représente le Tao Tie, comment se maintient l'équilibre sans lui?
-Heu...
Karine y réfléchi durant quelques secondes.
-J'y avais jamais réfléchi...
Chez Fa, une silhouette encapuchonnée se tenait prés de Fa, assommé. Puis, elle alla vers le Miroir, grimpa les quelques marches y menant et tendit un doigt griffu. La surface du Miroir céda sous la pression de la griffe qui laissa ainsi une marque en sillon. La silhouette grava des symboles puis s'écarta pour juger du résultat. Puis, elle prononça d'une voix grave:
-Que la Porte du Vide soit scellée.
L'éclat du miroir disparut soudain.
Karine frissonna et s'arrêta. Heï et Baï se retournèrent.
-Ça ne va pas Karine? Demanda Baï.
-Sais pas, répondit Karine, j'ai eut comme une crise de panique, comme si on venait de m'enfermer.
-Je croyais que c'était les yum-chas qui ne passaient pas[5], dit Heï.
Dans l'ombre, un jeune homme les regarda passer. Ils fit signe à quelqu'un.
-Vas y.
Un tentacule s'enroula autour du pied de Karine et la souleva sans difficulté. Karine hurla de terreur en se retrouvant tête en bas. Heï lâcha son en-cas et dégaina un couteau qu'il portait à la ceinture.
-Mais qu'est ce qui se passe?!!
-Karine ne bouge pas, je te sors de là.
Heï trancha la tentacule d'un seul coup et Karine retomba sur Baï.
-Ca va? Demanda Heï.
-Oui, mais qu'est ce que c'était?
D'autres tentacules commencèrent à sortir du sol. Les amis se relevèrent.
-Mais c'est dégoûtant!!! C'est tout visqueux et tout et tout!!! Hurla Karine en ramassant des pavés qu'elle lançait ensuite sur les tentacules.
Heï tranchait à tour de bras tandis que Baï faisait évacuer la plage.
-Cccc'est inutile, fit une voix sifflante.
Un être émergea du sol. Karine laissa tomber toute sa provision de pavé.
-Erk, heureusement que je suis pas enceinte, sinon j'accoucherais sur-le-champ.
-Comment veux-tu être enceinte alors que tu es encore pucelle? Demanda Heï juste avant de prendre une baffe.
L'être devant eux avait un crâne de dimension humaine mais chauve, déformé sur le bas du visage et recouvert d'une épaisse peau écailleuse. Le cou et les épaules étaient humains mais à partir des pectoraux, le reste du corps n'était qu'un amas de tentacules dont certaines, coupées par Heï commençaient à repousser.
-Mes tentacules repoussent, dit l'être, je sssuis Larve, Hen-Li[6] des profondeurs. Livrez-moi la fille et vous vivrez...
[1] Ca vous dit rien
[2] Et oui! Lui aussi!
3] Feun : Vent Yu : Pluie
4] NDA : Karine, si tu continue, je te ferais subir mille mésaventures!!!
5] Les yum-chas sont des petits en-cas chinois, ex. Les rouleaux de printemps ou les samossas.
[6] Hen-Li : Renne-Li, Homme-dragon en chinois.
Et voici le Yohko Dragon!!!
Kineko: Salut la foule en déliiiire!!! Troisième chapitre de Tao Tie! Merci a tous mes corres oueb pour leur encouragements.
Karine: Parce qu'il y a des gens qui lisent cette histoire?!!
Kineko: Bien sur que oui ( ou du moins j'espère), en tout cas, j'en suis au 17 ème chapitre en ce moment et bientôt la fin, je ne prévois pas plus de 20 chapitre...
Kuro en se tapant la tête sur la table: Ce qui nous en fait encore 17 a souffrir...
Heï, lui tapotant l'épaule: Courage vieux...
Kuro en se relevant: Hé Heï, a ta place, je me barrerais d'ici en vitesse...
Heï: Bah pourquoi?
Kineko: CHOUCHOUUUU!!!
Heï et Kuro: NOOOOOON!!! PAS LA FOLLE!!!
Baï, se tournant vers le lecteur tandis que Kineko court après Heï et Kuro: Dans le prochain chapitre, Heï, Baï et Karine devront combattre Larve. Mais le Miroir du vide sera scellé par un mystérieux magicien. Qu'elle sera la mission que,Le Devin des Dragons, Meïshin, confieras à Karine?
Karine: J'en ai ma claque, viens Shiro, on se barre...