-Des quoi?
-E-TRI-ER, répéta Karine pour la troisième fois.
-connais pas[1], dit Bai, monte maintenant.
Karine noua les pans de la tunique d'homme qu'elle avait mise pour le voyage tout en lançant un regard noir au cheval de Baï. Fa arriva à ce moment, sa canne à la main.
-Attend Karine, j'allais oublier.
Il lui tendit sa canne. Karine la prit sans comprendre.
-Mais, Fa, c'est ta canne... Comment vas-tu marcher sans?
-Je n'ai aucun problème de jambes ma grande, cette canne est juste un symbole. Je l'ai depuis ma petite enfance, elle te servira de laisser passer pour entrer chez les dragons.
Karine regarda la tête du dragon de métal.
-Entrer chez les dragons...
Elle regarda Fa.
-Comment qu'on fait déjà?
Fa, Heï et Baï faillirent tomber de cheval. Fa se releva.
-Ecoute bien cette fois, il y a un miroir dans le Mont du Toit, ce miroir te mèneras droit chez les Dragons, J'ai donné le plan à Baï, il vous guidera.
-Merci!
Karine glissa la canne à sa ceinture et monta derrière Baï. Meïshin s'approcha d'eux a son tour.
-Encore une chose, la canne a de grands pouvoirs magiques. En cas de danger, brandis-la.
-D'accord, on va y aller. Merci!
Aéroport Charles-De Gaulle, Paris. Assis par terre, Kuro et Shiro contemplent la canne que Fa leur a donnée.
-Pourquoi en as-t'on besoin? Demanda Shiro
-Nous ne sommes pas censés être au courant pour le Miroir, le fait que nous ayons cette canne prouve que nous venons de la part de M. Fa.
-Elle fait peur, dit Shiro
-C'est fait pour.
La voix d'une hôtesse annonça l'avion des deux amis.
-Les voyageurs pour Tian Jin, vol 2247, l'embarquement aura lieu porte 6.
Kuro se leva et aida son ami à se relever.
Ils montèrent dans l'avion et s'installèrent, pendant que l'hôtesse montrait la manipulation des gilets de sauvetages et des ceintures, Shiro réfléchit.
-Au fait Kuro...
moui, fit celui ci, plus intéressé par les appâts de sa voisine que par l'hôtesse.
-Si j'ai tout bien compris, tout ce qui arrive dans un des mondes se passe dans l'autre, c'est ça?
-Oui, on appelle ça la Force d'égalisation, pourquoi?
-Kuro, on prend l'avion, altitude 1200m vitesse, plus de 400km/h...
Kuro se redressa sur son siège et regarda Shiro
-Comment vont-ils suivre de l'autre côté?
Les deux paysans dans la rizière levèrent les yeux. Ils suivirent du regard ce qui leur passait au-dessus jusqu'à la disparition de la dite chose.
-Chang, c'étaient des chevaux qui volaient?
-Ouais, avec des personnes dessus.
-Ils avaient pas l'air très rassurés...
-Bah, un cheval qui vole sans ailes... Tu m'étonnes.
-J'espère qu'ils ne vont pas tomber dans les champs, c'est un coup à bousiller une récolte ça...
-Ouais, répondit Chang en se remettant à son champ.
Quelques heures plus tard, Heï, Baï et Karine font le constat du voyage.
-Mon cheval à rendu l'âme, dit Baï.
-Le mien ne vaut pas mieux, dit Heï en détachant ses bagages de la selle.
Karine réfléchit quelques instant.
-Fa m'a parlé d'un truc... La force d'égalisation...
-C'est ce qui fait que quand nos doubles font quelques choses, il nous arrive la même chose...
-Oui, je crois que j'ai une théorie... Mes amis ont du prendre l'avion...
-Ce doit être une magie de voyage puissante... Dit pensivement Baï.
-Mais non, Baï, ce n'est pas de la magie, c'est de la technol...
-KYAAAAAAAAAA!!!!
Heï se précipita en direction du cri. Il disparut derrière un bosquet et revint immédiatement, paniqué.
-Venez vite!
Karine et Baï le suivirent derrière le bosquet. Heï prodiguait des paroles de réconfort.
-On arrive, ne paniquez pas!
-Je voudrais bien vous y voir! Répliqua une voix.
Ils stoppèrent net en voyant la scène. Un énorme serpent, large comme un homme était en train d'avaler un jeune homme blond.
-Faites quelques choses! Supplia le jeune homme.
-On y réfléchit, dit Baï.
Karine prit la canne et essaya d'ouvrir la mâchoire du serpent en faisant levier. Sans succès. Le jeune homme s'accouda sur l'herbe.
-Dites, c'est pas pour vous presser, mais il digère mes jambes la...
-Je fais ce que je peux! Répliqua Karine tandis que Heï bourrait la tête du serpent de coup de pied.
Baï réfléchi quelques secondes puis s'éloigna en suivant le corps du serpent. Il arriva à l'autre extrémité. Un grand sourire illumina son visage.
De l'autre côté, le serpent ouvrit largement la gueule. Karine empoigna le jeune homme par les épaules et le sortit du piège des mâchoires. Le serpent s'éloigna en sifflant de rage. Heï le regarda partir sans comprendre.
-Qu'est ce qu'il lui a prit?
Baï revint parmi eux.
-J'ai appliqué à la lettre les instructions de Heï, " quand tu ne pas frapper la tête, tape la queue ".
Heï soupira.
-Je ne parlais pas de " cette " queue la.
-Laquelle alors?[2] Demanda Baï.
Karine se pencha sur le jeune homme. Il devait avoir dix-sept ans, mais son visage avait encore des traits très infantiles. Il portait une longue tunique trop grande pour lui et ses mains disparaissaient dans ses manches.
-Ca va? Demanda Karine en l'aidant a se lever.
-Oui, merci.
Il épousseta sa tunique et joignit ses mains dans ses manches.
-Je vous remercie, je me nomme Zhiao, je me rendais à Tian Jin quand ce serpent m'a attaqué, si je peux vous être d'une aide quelconque, dites-le-moi.
Il s'inclina devant Karine. Gênée, celle-ci le redressa.
-D'accord, mais ne t'incline pas comme ça...
Heï baissa les yeux sur Zhiao. Le jeune homme était de la même taille que Karine. Il avait de très beaux yeux bleu-vert bordés de cils blond très épais.
-Nous devons aller à Tian Jin nous aussi, dit Heï, peux-tu nous guider?
Zhiao hocha la tête et secoua sa manche.
-Bien sur, avec plaisir, le voyage sera plus sur si on voyage ensemble.
Il se tourna et montra une direction.
-C'est par l... AAAH!!!
Zhiao vacilla et manqua de tomber. Heï et Karine le soutinrent.
-Ca ne va pas? Demanda Karine.
-Si, si, dit Zhiao en reprenant son équilibre, j'ai juste un peu de mal à marcher.
Baï posa sa main sur le front de Zhiao.
-Tu as été mordu par le serpent?
-Non, non, je suis né sans main ni pied... J'ai l'habitude, suivez-moi!
-Sans mains... Ni pieds? Comment il fait pour marcher? Demanda Heï.
-Sur les moignons sûrement, répondit Baï.
Le soir, les amis s'arrêtèrent à une auberge non loin de Tian Jin. Durant le repas, Zhiao fit une démonstration des arts de la table... Plutôt inconvenante.
-moi qui me demandais comment il faisait avec les baguettes.
Zhiao mangeait ses nouilles comme un plat de spaghettis, en aspirant bruyamment dans le bol. Il finit son bol et se lécha les babines.
-C'était très bon! Dit-il en posant le bol devant lui.
-Heureusement qu'il paye sa part, vu ce qu'il engloutit, dit Heï.
-Heï! S'exclama Baï.
Karine sourit et sortit un mouchoir qu'elle tendit à Zhiao.
-Tu as de la soupe sur le visage.
Zhiao commença à s'essuyer le visage avec ses manches. Karine se leva à demi.
-Ne bouge pas.
Elle lui essuya le visage avec le mouchoir. Zhiao se laissa faire en fronçant le nez puis secoua ses manches.
-C'est bon, c'est bon, j'suis propre!
La serveuse vint reprendre les plats.
-Si vous voulez, vous pouvez prendre un bain...
Zhiao leva le bras.
-Moi! moi je veux bien.
Il se leva et salua les amis avant de partir vers la salle d'eau. Heï s'accouda sur la table.
-Soit il a reçu un coup sur la tête, soit il est simplet.
-Heï, s'exclama Karine.
-C'est vrai qu'il est un peu bizarre. Il marche d'une drôle de façon.
Karine regarda Baï.
-comment marcherais-tu si tu n'avais pas de pieds? Le pauvre, ça doit être dur.
Baï plissa les yeux et croisa les doigts sous son menton.
-Pour commencer Karine, si j'étais né sans pieds, je ne voyagerais pas seul.
-Son nom me rappelle quelques choses, dit Heï, mais pas moyens de mettre le doigt dessus.
Dans la salle d'eau, Zhiao se détend dans son bain, de l'eau jusqu'aux épaules.
-L'eau est bonne...
Il commença à chantonner une comptine quand soudain, l'eau se souleva pour former une silhouette encapuchonnée.
-ZHIAO!!!
Le jeune garçon sursauta. La silhouette repris.
-Et ta mission?
Zhiao repris contenance.
-T'es chiant Hen! Sort de mon bain!
-Pas tant que tu ne m'auras pas dit ce que tu comptes faire. Pourquoi ne les as-tu pas tués?
-Bah, j'attendais le bon moment... Méchant.
-Le Seigneur Zhu Long s'impatiente. Il veut la fille demain.
Zhiao se retourna et prit sa tunique par terre.
-Ouais, ouais, grommela t'il.
La silhouette replongea tout en donnant un dernier conseil.
-Je viendrais te chercher demain, sois prudent.
Une fois, qu'il eut disparut, Zhiao lui tira la langue.
-BEH! Crétin.
Le lendemain, très tôt, les amis reprirent leur chemin vers Tian Jin. Heï baillait à s'en décrocher la mâchoire.
-Pourquoi tu nous as fait lever aussi tôt?
-Pour éviter les encombrements, répondit Zhiao.
En parlant d'embouteillage, dans notre monde, à Tian Jin.
-tu fais la gueule Shiro?
-Il y de quoi non? Ca fait deux heures qu'on est bloqué dans un pousse-pousse, au beau milieu d'un embouteillage.
-Reste cool...
Retour dans l'autre monde. La question inévitable est posée.
-Quand est ce qu'on arrive? demanda Bai.
-Bientôt répondit Zhiao.
-On devrait arriver en vue de la ville, dit Heï.
-Heï, appela Karine.
Le jeune homme se retourna, Karine était agenouillée par terre.
-Qu'y a t'il?
-Regarde ça, dit Karine en montrant une trace devant elle.
-C'est quoi? Demanda t’elle.
-Des traces de serpents, répondit Heï en les effleurant des doigts, belle bête...
Il leva les yeux vers Zhiao et Baï qui continuait à marcher.
-Je vais prévenir les autres et leur dire de faire...
Il suivit les traces des yeux jusqu'à leur propriétaire.
-Ho merde... Baï!!!
Le jeune homme se retourna.
-Qu'y a t'il?
-Ecarte-toi de Zhiao! C'est un Hen-Li!!!
Avant même que Baï n'ait compris ce que son ami avait crié, un tentacule le gifla de plein fouet.
Dans notre monde, Shiro fut projeté hors de la carriole par la force du coup.
-Shiro!?!!
Karine ouvrit grand les yeux. Des manches de Zhiao sortirent deux grands tentacules verdâtres. Les pans de sa tunique s'écartèrent dévoilant deux tentacules qui lui tenaient lieu de jambes.
-Mes empreintes m'ont trahis on dirait.
Heï se déplaça sur le côté tout en sortant son couteau.
-Karine, occupe-toi de Baï.
La jeune fille acquiesça. Heï lança son coutelas en visant le cœur de Zhiao. Le couteau rebondit sur Zhiao. Karine et Heï froncèrent les sourcils.
-Mais, comment? Balbutia Heï.
Zhiao dénoua son col et montra son ventre, recouvert d'une carapace blanchâtre.
-Ma peau est celle d'un dragon, je ne crains pas les armes. De plus, tu te trompes Heï, je ne suis pas un Hen-Li...
-Je m'en bat de ce que tu es! Répliqua le jeune homme, prend ça.
Il donna un coup de poing à Zhiao, mais celui-ci l'esquiva et enroula ses membres écailleux autour des jambes et des bras de Heï. Il glissa un tentacule autour du cou du jeune homme.
-Je suis... Un Zhiao.
-Un Zhiao? Un descendant des dragons? Mais oui, c'est la que j'avais entendu ce nom! S'exclama Karine.
Heï essaya de se dégager. Il trouva suffisamment d'élan pour tenter de frapper Zhiao, mais celui resserra son étreinte. Karine saisit Baï par le col et lui mit des gifles pour le réveiller[3].
-Baï!!! Réveille-toi nom de nom!!!
-Tu es en mon pouvoir Heï, dit Zhiao, je pourrais te tuer en un clin d'œil.
Au bord de l'asphyxie, Heï parvint à lui poser une question.
-Pourquoi.. Veux-tu Karine?
-C'est mon père, le Seigneur Zhu Long qui la veut, mais j'ignore pourquoi.
Karine regarda Heï, impuissante, puis remarqua qu'il essayait d'articuler un mot. Elle fronça les sourcils.
-La... Canne? La canne!!!
Elle ramassa la canne de Fa qu'elle avait posé pour soigner Baï. Pendant ce temps Zhiao resserrait peu à peu son étreinte.
-Je regrette d'avoir a te tuer Heï, mais ce sont les ordres de mon père.
-ZHIAO! Hurla Karine.
Par réflexe, Zhiao se tourna vers Karine.
-Oui?
La jeune fille lança la canne comme une batte de base-ball. Sous le choc, Zhiao lâcha Heï qui tomba au sol. Karine se mit en position de défense.
-Si tu me veux, il faudra venir me chercher!
Elle donna un coup de pied que Zhiao esquiva. Juste à côté, Heï reprenait son souffle en toussant.
-RHEU RHEU RHEU...
-Heï! Viens m'aider! Ordonna Karine.
Zhiao reculait au fur et à mesure des coups qu'il esquivait.
-Attend, Karine! Gémit le jeune homme.
Karine attrapa le bas de sa tunique et la tira. Le tissu glissa, dénudant ainsi le dos de Zhiao. Heï avisa la peau rose.
-Son dos.. N'a pas d'écailles?
Il ramassa son arme tombée non loin de la et la leva bien haut.
-Karine! Ecarte-toi!
La jeune fille bondit en arrière. Zhiao la regarda s'éloigner sans comprendre.
-Hein? Quoi?
Le couteau s'enfonça dans son dos comme dans du beurre. Il hurla de douleur.
-HA!!!
Karine se précipita pour aider Heï à se relever.
-et si il se régénérait, comme Larve.
-Non, ça m'étonnerais, dit Heï en grimaçant de douleur. Il ne gueulerait pas comme ça sinon...
Zhiao s'éloigna des amis en hurlant de douleur. A ce moment, la foudre tomba sur lui. Karine et Heï se protégèrent les yeux. Quand ils les rouvrirent, une silhouette encapuchonnée soutenait Zhiao inconscient. Karine vit juste un œil noir aux reflets vert la regarder puis il y eut un autre éclair et ils disparurent. Heï soupira.
-C'est fini.
-Faut
qu'on m'explique deux trois trucs... Gémit
Karine.
-Shiro!
Shiro entrouvrit les yeux lorsqu'on le gifla doucement mais fermement. Il vit Kuro devant lui, mais habillé d'une tunique rouge et avec un bandeau dans les cheveux.
-Kuro?
-Ça va?
Shiro cligna des yeux et l'image du Kuro à la chinoise disparut, laissant place à celle du Kuro qu'il connaissait, en vieux jean et pull noir.
-Ça va mieux mon vieux? Tu es tombé du pousse-pousse...
Shiro porta la main à sa joue douloureuse.
-Je... Je ne sais pas... J'ai senti comme un coup de fouet ...
-Je crois que je vais avoir un sacré bleu, gémit Baï.
-Garde la compresse sur la joue, dit Karine en aidant Heï à se déshabiller.
Le jeune homme avait des marques sur le cou et les jambes et disait souffrir des côtes.
-Lève le bras Heï.
-Je ne peux pas.. Il a du me briser une ou deux côtes.
Karine regarda le torse du jeune homme.
-Tu as une côte qui semble bizarre, dit-elle en passant une compresse humide.
-Aïe!
-Désolée, il va falloir trouver un médecin.
-On est au milieu de nulle part et en plus Zhiao nous a égaré, ou veux-tu qu'on trouve un médecin ici? S'exclama Baï.
Quelqu'un se racla la gorge derrière les amis.
-Hum hum...
ils se retournèrent plus ou moins vite et virent un homme derrière eux. Il devait avoir une quarantaine d'années. Ses jambes étaient remplacées par deux queues de serpents et il était vêtu d'une tunique et d'une blouse de médecin.
-Je suis Xie[4], l'Apothicaire des Dragons, j'ai cru entendre dire que vous aviez besoin d'un médecin...
Les amis se regardèrent.
[1] Les chinois de l'antiquité ne connaissaient pas les étriers.
[2] Il est un peu neuneu.
[3] Remarquez, ce n'est pas comme ça qu'elle va y arriver.
[4] Si-é : Scorpion
Super Yohko a votre rescousse!!!
Kineko: Bonjour bonjour!! Me revoilou!
Karine: ho zuuuut, la revoila...
Kineko: Ne te plains pas ok? Ca aurais put être pire.
Karine: Mais je l'aimais bien moi Zhiao! Il était mignon!
Kineko: Heuuuuuu... On parle de la même personne? T'es sure?
Karine: C'est toi qui écris mes dialogues non?
Heï: J'ai maaaaaaaaaaal!
Baï: Moi aussiiiiiiii!
Kineko: Mais vous avez finit de vous plaindre bande de lopettes? Ha la la, qu'est ce que c'est dur de trouver de vrai mâles de nos jours...
Heï en défaisant sa ceinture: Attend, tu vas voir un VRAI mâle...
Kineko sort une énorme massue marquée "perverscide" de nulle part et l'abat sur le crâne de Heï en hurlant.
Kineko: PERVEEEEEEEERS!!!!
Shiro: Dans le prochain chapitre, Karine et ses amis devront faire face au mystérieux magicien, Hen, qui est t'il?
Kuro: Bah tu viens de le dire non? C'est Hen...
Shiro: Ta gueule, et qui est ce Seigneur Zhu Long? que veux t'il à Karine?
Kineko: C'est la dernière fois que je te confie le résumé Shiro, c'est de plus en plus kitsch...