Trois jours plus tard, chez les parents de Shiro, Fa veille Shiro et Kuro endormis. La mère de Shiro entra, un plateau repas à la main.
-Leur état a évolué?
Fa secoua la tête. Il passa sa main sur le front de Shiro.
-Un coma aussi soudain et profond est anormal. Je sens qu'ils luttent de toutes leurs forces, mais j'ignore contre quoi...
-Et dire... Qu'il venait juste d'apprendre la vérité sur son père... Ho, si je lui avais tout dit auparavant, gémit la mère de Shiro.
-Ça n'aurait rien changé...
-Mais si, peut-être aurait-il été mieux préparé à ces événements... Et Karine... On n'a toujours pas de nouvelle?
-Non. On sait juste qu'il y a une accalmie climatique. Peut être est-elle arrivée à quelques choses... Je suis sur qu'elle fait tout son possible pour rendre Zhu Long inoffensif.
-Je me fais chier comme un rat mort et décomposé, dit Karine, allongée sur son lit, Tikou sur le dos.
Elle bascula sur le dos et gratta Tikou derrière les oreilles.
-Et je ne sais toujours pas que choisir... Sois je refuse et je ne reverrais ni Baï, ni Heï, ni tout le monde, sois j'accepte et...
Karine frissonna de dégoût. La porte s'entrouvrit à ce moment et Zhiao passa la tête par l'entrebâillement, suivi par Hen.
-Heu... Karine? On est venu faire la paix, commença Zhiao.
-On t'a même amené un petit cadeau, dit Hen en tendant un bouquet de fleurs.
-J'en veux pas, dit Karine en faisant la tête.
Hen regarda Zhiao.
-C'est assez mal parti.
Il posa les fleurs sur une table et s'agenouilla sur le sol devant Karine.
-Yu Long... Je sais que tu me méprises parce que j'obéis à Zhu Long, mais sache que je l'apprécie aussi peu que toi.
-Pourquoi tu ne donnes pas ta démission alors? demanda Karine d'un ton grognon.
-Parce qu'il combat le Tao Tie et ses enfants et que je déteste Feng encore plus que Zhu Long.
Karine le regarda fixement.
-Tu ne sais pas ce que tu veux toi...
Hen baissa les yeux.
-Il y a de cela mille ans, j'étais un être humain. Doué pour la magie, certes, mais un humain normal. Le Tao Tie m'a choisi pour être son serviteur et j'en étais très honoré. Au Palais du Tao Tie... Je suis tombé amoureux d'une des ses petites filles. Elle s'appelait Lan. Elle était très belle et très douce.
Il leva les yeux.
-En fait, mis à part le sale caractère, vous vous ressemblez beaucoup.
Karine rougit sous la remarque et Hen continua son récit.
-J'ai demandé sa main à ses parents qui acceptèrent à une seule condition, que je devienne un Hen-Li pour vivre aussi longtemps que Lan. Feng me donna son sang et je devins ce que tu as sous les yeux. Lan et moi vécurent heureux... nous eûmes seulement trois enfants, mais ils vécurent heureux eux aussi et fondèrent une famille à leur tour...
-Si ta vie a été aussi heureuse... Pourquoi détestes-tu les dragons?
Hen prit son souffle.
-Après cinq cents ans de mariage... Lan est morte de vieillesse. Elle n'était pas immortelle, contrairement à ses parents. A sa mort, j'ai voulu mourir moi aussi. J'ai demandé au Seigneur Feng de refaire de moi un être humain, mais il a refusé...
-Et c'est pour ça que tu les détestes? Juste par ce qu'il a refusé de te donner la mort?
Hen hocha la tête.
-Cela peut paraître inconcevable pour toi... Mais, je ne peux mourir seul. Je suis trop résistant aux coups et aux blessures et je n'ai pas le courage de me suicider. Le Seigneur Zhu Long m'a promis de me retirer mon immortalité quand il aura le pouvoir du Tao Tie mais à condition que je le serve...
Karine baissa les yeux.
-Dit plutôt que détester mon père te donne une excuse pour rester en vie...
Hen releva les yeux. Karine lui jeta un regard méprisant.
-Si tu voulais vraiment mourir Hen, tu aurais le courage de te suicider.
Hen regarda Karine puis se leva et partit. Zhiao le regarda partir.
-T'aurais pas dire ça, dit le jeune homme, il va être triste maintenant.
Karine se tourna vers le jeune dragon.
-Toi l'affaibli du cervelet tu vas pas commencer à me les courir!
Zhiao fixa la jeune fille en silence... Ses yeux commencèrent à se remplir de larmes.
-Je suis pas un bétaaaaaa!!! Se mit t'il à pleurer.
-C'est pas ce que j'ai voulu dire Zhiao, attend, pleure pas, c'est juste que... ho non, c'est vrai que c'est un enfant...
-Je suis pas un bétaaaa!!!
-Mais non Zhiao, mais non, c'est juste que tu as grandi plus vite que ton esprit!
Zhiao renifla.
-C'est vrai?
-Mais oui, je suis sure que dans quelques années, si tu fais des efforts, tu seras aussi intelligent que tu en as l'air.
-Tu le penses... SNIRFL... Vraiment?
-Mais oui, dit Karine en lui tapotant la tête.
Zhiao enroula ses tentacules autour de la jeune fille et plaqua un baiser sur ses joues.
-Je vais dire à maman que tu m'as dit ça! Ca va lui faire très plaisir!
-Oui, oui, dit Karine en faisant signe d'au revoir.
Zhiao sortit de la chambre en ondulant. Karine cessa de sourire.
-Je suis en train de tous les psychanalyser gratis...
Elle se laissa tomber sur le lit.
-J'espère que Baï et Heï vont bien...
Lan Shui monta sur la barque à fond plat qu'elle utilisait pour visiter les prisonniers de l'étang. Elle prit la perche et s'éloigna de la rive. Elle se pencha vers un homme qui flottait entre deux eaux.
-Celui la est presque mûr, dit-elle avant d'aller vers un autre prisonnier.
Elle visita tous les prisonniers de cette manière et arriva enfin à Baï. Elle s'agenouilla sur la barque.
-Toi, tu résistes mon gaillard... Mais tu ne vas pas tarder à craquer... Je crois que je vais vous garder pour moi toute seule tous les deux...
Elle se releva et vit, un peu plus loin, une fumerolle s'élever de l'eau. Intriguée, elle poussa sur sa perche et arriva prés de la fumerolle. Elle se pencha.
-Et bien Heï, que t'arrive t'il?
Elle ne fit pas attention au fait que sa manche traînait dans l'eau. Elle se pencha un peu plus et vit le corps de Heï bouger.
-Sapristi... Mais il ne devrait pas pouvoir esquisser ne serais-ce qu'un geste et...
La main de Heï se referma sur la manche de Lan Shui et la tira dans l'eau. La barque bascula et la jeune femme tomba à l'eau dans un grand cri.
Sur la rive, ses servantes mirent d'autres barques à l'eau pour aller la sauver.
-Tenez bon dame Lan Shui!
Lan Shui émergea quelques secondes et tendit la main vers une de ses servantes mais elle disparut de nouveau sous l'eau. Le calme se fit à la surface de l'eau.
-Dame Lan Shui?
L'étang explosa.
Les servantes tombèrent de la barque et atterrirent sur le fond du lac mis à sec. Elles se relevèrent et virent devant elle Heï, debout, qui tenait d'une main le poignet de Baï et de l'autre, enserrait la taille de Lan Shui. Il leur lança un regard mauvais et elles reculèrent toutes d'un pas. Lan Shui lui donna des coups sur la tête mais il ne broncha pas, se contentant de la regarder.
-Toi la Dégénérée, dis moi ou est Karine...
Lan Shui sortit sa main de sa manche et lui donna un coup au visage. Heï desserra son étreinte et la jeune femme bondit loin de lui et disparut, laissant ses vêtements dans les mains de Heï. Baï commença à s'agiter et recracha l' " eau " du lac.
-Heï? Kof, ou sommes-nous?
-Chez Zhu Long, enfile ça.
Il lui lança une des robes de Lan Shui.
-On va chercher Karine.
-Mais c'est des vêtements de femme Heï!!!
-Viens!
Heï partit dans une direction en courant. Baï le suivit en enfilant la robe de Lan Shui.
-Heï! Attend! Ton visage! Montre-moi ton visage!!
-Père!
Lan Shui entra en courant dans la salle du trône, Fu Kang, agenouillé devant Zhu Long se retourna.
-Lan Shui! Qu'est ce que c'est que cette tenue?
Lan Shui croisa ses longues pattes maigres devant sa poitrine et posa un de ses genoux déformés et écailleux au sol.
-Pardonnez-moi père, mais c'est Heï et Baï! Ils ont réussi à s'enfuir de l'étang de l'oubli!
-Comment?!! Tonna Zhu Long. Qu'on les retrouve!
-Seigneur, autre chose encore, c'est Heï...
-Qu'y as-t'il Lan Shui?
-Heï a une écaille de dragon sur le front!
Fu Kang et Zhu Long échangèrent un regard.
-Un
Hen-Li?
-Heï! Mais attends-moi!
Baï courait en relevant le bas de la robe. Il arriva prés de Heï, essoufflé.
-Heï... comment as-tu fait pour sortir de l'étang? Et ton visage... Il est lacéré, tu n'as pas mal?
-C'est pas le moment, je cherche Karine.
-Tikou! Reviens!
Tikou bondit sur les épaules de Heï et se lova autour de son cou.
-Pililili, piailla t'il.
Karine arriva en courant et vit ses amis. Elle leur sauta au cou.
-Heï! Baï!!! Vous avez réussi à vous enfuir!!! Je vous adore!!!
-Karine Tu vas bien? Demanda Baï.
-Oui, mais...
-Alors viens, dit Heï en lui prenant la main.
Karine resta sur place et secoua la tête.
-Zhu Long m'a demandé d'être la mère de son enfant.
Heï et Baï furent figés par la surprise.
-Quoi?
-Tu vas accepter?
Karine écarta les bras d'un geste d'impuissance.
-Il m'a menacé de vous tuer , de tuer la famille de Xie et de détruire mon monde si je n'acceptai pas!!!
-Il le détruira quand même...
Les amis se retournèrent et virent Meïrin, les bras chargés des affaires des trois amis.
-Il faut partir, dit -elle en tendant des vêtements à Baï et Reï, Lan Shui est allée prévenir Zhu Long de votre fuite. Tenez demoiselle Karine.
Meïrin tendit le caducée à la jeune fille.
-Tu risques des ennuis si Zhu Long apprend que tu nous as aidé.
-Mais je pars avec vous! Je ne mettrais pas mon enfant au monde ici!
-Et Zhiao?
-Je l'ai confié à Hen. Vite, il faut y aller.
-Par ou est la sortie? Demanda Baï, ou est le Miroir?
-Pas besoin d'un miroir, nous sommes dans ton monde Baï, dit Meïrin.
-Je ne pourrais pas porter tout le monde dit Karine en se déshabillant.
-J'ai le pouvoir de voler, dit Meïrin, tu n'auras qu'a porter tes amis.
-Et Xie? Demanda Karine en se transformant.
-Je l'ai libéré et il est rentré chez lui avec sa famille.
Karine fit monter ses amis sur son dos et s'élança d'une fenêtre. Meïrin les suivis, sa longue robe volant au vent. Fu Kang arriva juste pour les voir disparaître.
-Dame Meïrin!!! Revenez!!!
A suivre: Chapitre 12: L'Oeuf de Nacre.
La Yohko se déchaine
Heï: Dommage pour nous...
Kineko: Bah quoi, z'êtes libre maintenant!
Baï: Mais j'ai une robe de fille!
Karine:
Mon propre frère veux me faire des cochoncetés!
Kuro: RRRRRON...
Shiro: ZZZZZZ...
Kineko: c'est marrant, mais j'ai comme l'impression que cette histoire part en couille...
Karine: Ha, tu remarques enfin... Et t'en est ou pour la suite?
Kineko, génée, fait des dessins dans la poussière avec le bout du pied: Toujours le chapitre 17...
Karine: J'espère avoir mal entendu...
Kineko, se jetant a son cou: Maaaah je veux paaaas, dans la suite y'a Heï et Baï qui vont (BIIIIIIIIIIIIP) est Kuro et Shiro aussi! Et pis Lan Shui vas (BIIIIIIIP) Baï et Shiro! Et pis aussi... Et pis aussi...
Baï: Ha rien compris...
Karine: Je sais pas pourquoi, mais je les voit mal moi ces BIP... c'est pas de la censure anti yaoï j'espère...
Kineko: Nan.. Pas yaoï dans Tao tie...
Karine: OUUUUUUUF...
Kineko: Mah j'ai une copine qui as écrit une 'tite histoire yaoï...
SILENCE DE MORT.
Karine: Qui avec qui?
Kineko: Heï et je sais pas qui...
Heï:
Je n'échapperais même pas a ça...