Chapitre 16: Le Calme Avant La Tempête
-Comment ca ? fit Karine.
Fa lui fit signe de s’installer sur le siège en face de lui.
-Regarde le miroir… Tu vois qu’il est scellé ?
Karine leva les yeux vers le Miroir Du Vide et vit une série de calligrammes briller sur sa surface.
-En effet…
-Apparemment, c’est le conseiller de Zhu Long qui l’a scellé…
-Hen,
murmura Karine.
-Oui, c’est le nom qu’il a prit quand il a quitté le service de nos parents…
Fa soupira.
-Dire que Houxi était un de mes meilleurs amis…
Karine regarda son frère avec perplexité.
-Houxi ? C’est le véritable nom de Hen ? C’est joli…
Fa hocha la tête tristement puis reprit la parole.
-Bref, Hen est potentiellement le plus puissant magicien non-dragon que je connaisse, il est plus puissant que Chi Faï lui-même… Cependant, son sceau a été affaibli par la séparation entre les deux mondes… Nous allons donc « éteindre » le miroir ce qui effacera tout les sorts lancé dessus puis nous « relancerons » le sort de passage. En nous y mettant tous, ça ne devrait pas prendre plus de cinq ou six heures.
-Trop cooool ! S’exclama Karine en battant des mains, alors on y va !!!
-Attend Karine… Il y a un problème dont je dois débattre avec toi.
Karine se calma et écouta son frère attentivement.
-Lors de ton premier passage, ça m’avait déjà étonné. Mais par la suite, ça a recommencé.
-Quoi donc ?
Fa compta sur ses doigts.
-Le premier passage : Tu pars d’ici et tu arrives dans le sud de la ville équivalente à Paris. Deuxième passage, au lieu d’arriver dans la salle d’audience du Tao Tie, tu te retrouves dans les appartements des Pao Li. Troisième passage : Même chose, sauf que tu atterris dans la chambre de tes parents. Quatrième passage : Tu pars de chez le Tao Tie et tu arrives Gare de Lyon.
Karine fit signe a Fa de continuer, ne comprenant pas ou il voulait en venir. Il se frotta le visage de la paume des mains, visiblement embêté.
-Yu Long… quand on part d’un Miroir, on arrive à son double. C’est une loi du passage. Même les dragons y obéissent.
-Et ? Fit Karine, de plus en plus effrayée.
-Yu Long… tu sais que chacun des dragons personnifie un élément naturel, n’est ce pas ?
Karine hocha la tête et commença a énumérer la liste.
-Grand-père est le Monde, Mama la pluie, Papa le vent, Kaenn le temps, Zhu Long le cycle des jours…
-Fa et moi sommes le Miroir.
-C’est logique, dit Karine avant de s’interrompre, l’air pensif.
-Grand frère ? reprit t’elle doucement.
-Oui Yu Long ?
-Et moi ?
Fa s’affaissa. Il secoua la tête tristement.
-Je ne sais pas Yu Long… Je sais juste que tu influences les Miroirs…
Fa se leva et approcha de sa sœur. Il posa sa main sur son épaule.
-Si je te dis ça Karine, ce n’est pas pour t’inquiéter, mais pour te prévenir que tu n’atterriras probablement pas chez Fa… Maintenant, va te reposer. Les passeurs et moi avons a faire. Heï, reste avec nous je te prie, nous allons devoir utiliser ton Miroir et celui de Kuro.
-Oui Seigneur Fa, répondit Heï en s’écartant pour laisser Karine passer. La jeune fille sortit de la pièce et arriva dans le magasin. Shiro était assis derrière le comptoir et surveillait les quelques clients. Il vit Karine approcher, l’air pensif. Il lui sourit puis commença a lui adresser la parole en chinois.
-(Ca ne va pas mon petit dragon ?)
Karine lui sourit et répondit.
-(Ce n’est rien… Je suis juste un peu fatiguée…)
Shiro lui tendit la main et tapota ses genoux de l’autre.
-(Pose toi la Karine.)
La jeune fille s’installa sur les genoux de son amant et passa son bras autour de son cou. Elle posa son front sur son épaule et se laissa aller contre lui, sous les regards attendris des clients. Pendant quelques minutes, ils restèrent ainsi, juste serré l’un contre l’autre. Puis Shiro reprit la parole.
-(Petit Dragon ? Qu’est ce qui ne va pas ?)
Karine se blottit contre lui avant de répondre.
-( Je ne sais plus vraiment ou j’en suis… Je suis passée de Karine Wyverne, simple étudiante Francaise fana d’art martiaux à Yu Long, cinquante-huitième fille des Dragons.)
-(Tu ne sais plus qui tu es ?)
-(Si ! Je sais qui je suis, mais j’ai l’impression… De ne pas l’être… Regarde moi !)
Karine se redressa et montra son corps.
-(Depuis que mes souvenirs sont revenu mon corps change ! Je grandis, mes écailles et mes plumes poussent… Shiro, je ne sais même pas où ça va me mener ! Je suis un dragon d’un nouveau genre. Je ne sais même pas quelle capacité j’ai… Tu comprends ?)
Shiro prit le visage de Karine entre ses mains et l’embrassa doucement, sans se soucier des clients. Le baiser dura longtemps et les amants se séparèrent, à bout de souffle. Shiro attendit d’avoir reprit haleine avant de parler.
-(Karine… Quoi que tu sois, quoi que tu deviennes… Tu restes Karine. Je t’aime.)
Karine eut un profond soupir puis leva les bras et les noua autour du cou de Shiro.
-Wo aï ni Shiro…
-Wo aï ni Karine Yu Long, répondit Shiro.
Heï sourit en refermant le rideau puis se tourna vers les Passeurs. Il leur tendit son Miroir puis celui de Kuro.
-Prenez en soin, grommela t’il, on y tiens…
-Bien sur Sire Heï.
Heï haussa un sourcil et se tourna vers Fa.
-Y se fout de ma gueule ? Demanda t’il en désignant le Passeur.
Fa sourit puis secoua la tête.
-Mais non ! Heï, tu es le fils adoptif des Dragons je te rappelles, tu n’es pas un simple serviteur des Dragons ! De plus, le sang de Dragon qui coule dans tes veines… tu ne t’es jamais demandé d’ou il venait ?
-Sais pas … Le Seigneur Feng ?
-Non.
-Dame Yu ? Grande so… Kaenn ? Vous? Karine?
-Non... Ton sang est celui du Tao Tie.
-Ha bah merde alors !!! S’exclama Heï, carrément ?!
Fa sourit de la surprise du jeune homme.
-Oui, carrément…
Le soir venu, lors du repas, Karine frémit. Shiro s’en inquiéta.
-Ca ne va pas ?
Karine hocha la tête et déposa un baiser sur sa joue.
-Le Miroir fonctionne de nouveau, dit elle en souriant.
Elle ouvrit la porte de la salle de bain et tomba nez à nez avec Heï et Kuro en train de faire une bataille de mousse. Les deux hen-li s’étaient débarrassé de leur peau humaine durant leur bain et avaient entamé une bagarre de mousse et de lancer d’éponge.
-Dites moi que je rêve, soupira Karine.
-Yo Karine, tu veux jouer avec nous ? Fit Kuro, appuyé sur le bord de la baignoire.
-Je croyais t’avoir interdit de faire des efforts…
-Je me sent mieux ! S’exclama Kuro avant de glisser sur l’émail de la baignoire.
Karine manqua de s’étouffer de rire tandis que Heï fouillait la mousse a la recherche de son double. Elle se calma et leur sourit gentiment.
-Ca suffit maintenant, le Miroir est réparé, rhabillez vous, on repart.
-Déjà ? S’exclama Heï désappointé, mais j’ai même pas encore pu jouer avec la « pulésutésione » !!!
-Une autre fois, promis Karine, dépechez vous, je vais aider Baï a se rhabiller.
Karine sortit de la salle de bain et alla dans la chambre de Baï. Aka veillait sur le jeune homme, surveillant attentivement sa respiration.
-Aka ? On va y aller, il pourras voyager ?
-Je pense que oui… Une fois dans son propre monde, ca devrais aller mieux…
Kairne se pencha et secoua doucement Baï.
-Baï ? Réveille toi vite… On rentre dans ton monde…
Le jeune magicien ouvrit les yeux et sourit a Karine.
-Tant mieux, souffla t’il, je commencais a ne plus supporter la cuisine.
Aka fit mine d’être en colêre et donna un petit coup sur l’épaule de Baï.
-Abruti !
Karine regarda le miroir du Vide. Débarrassé de son sort, il reflétait maintenant correctement, même Karine qui apparaissait sous sa forme de dragon. La jeune fille se tourna vers son frère.
-Alors j’y vais grand frère.
-Sois prudente Yu Long et si tu as besoin d’aide, n’hésite pas a m’appeler.
-D’accord, tout le monde est prêt ? Tikou !
Le petit dragon grimpa sur l’épaule de Karine et agrippa ses petites griffes à la bretelle de son sac.
-Heï ? Baï ?
-Prêt pour le départ, s’exclama le Hen-li en passant le bras de son ami autour de son cou.
-Alors go, dit Karine.
Elle embrassa une dernière fois Shiro et passa a travers le miroir, suivie par ses amis.
-Effectivement, grommela Karine, y’a un gros problême entre les miroirs et moi.
-J’allais le dire, dit Meïshin en tendant la main pour prendre une serviette.
Heï resta bouche bée en fixant Meïshin et Meïrin. Les deux zhiaos prenaient leur bain lorsque les amis étaient arrivés par le grand miroir devant la baignoire. Meïshin noua la serviette sur sa poitrine puis en tendit une autre à sa jumelle.
-Mais comment êtes vous arrivés ici ? demanda Meïrin en s’habillant a son tour.
-Visiblement, j’ai une mauvaise influence sur les miroirs, dit Karine… Ho, tant que j’y pense… Heï, Baï, dehors.
-Hein ? Heu… Oui… j’y vais, dit Heï en sortant à reculons, sans quitter le corps des jumelles du regard.
Il vit Meïshin prendre une lourde potiche prés de la baignoire et la soupeser d’un air pensif.
-Ho zut, déclara t’il avant de s’écarter en courant.
La potiche s’écrasa juste au dessus de sa tête et il bondit vers la porte. Baï émergea de l’eau et fixa quelques secondes les jumelles avant de rougir. Meïshin fixa avec amusement l’eau autour des pieds du magicien se mettre à fumer. Karine retourna son ami et le sortit de l’eau.
-Ouste ! fit elle, vas voir ailleurs.
-D’accord, murmura Baï, toujours aussi rouge.
Un grand choc se fit entendre ainsi qu’un hurlement de douleur de la part de Heï. En se précipitant hors de la salle d ebain, Karine tomba nez a nez avec son deuxième grand frère. Le Fa Chinois secouait Heï dans tout les sens.
-QU’EST CE QUE TU FICHAIS DANS LA SALLE DE BAIN DE MEISHIN ?!!
-Maismaismais, c’estc’estc’est, ununun acacac cicici dentdentdent, bredouilla Heï.
-Grand frère arrête, dit Karine, apparemment, c’est ma faute… Je dérègle les Miroirs…
Fa lacha heï, surpris d’entendre la voix de sa sœur.
-Yu Long ? Je… Heu… Au sujet de… Enfin, pour l’Epreuve je…
Karine approcha de son frère et lui tapota l’épaule.
-Ne t’inquiètes pas Fa, je me rappelle de tout.. après tout, j’étais volontaire pour le Jeu, non ? Bon, sinon, ou en est la situation ?
-Pour l’instant, c’est calme, mais a mon avis, Zhu Long ne va pas tarder à réagir..
-Les Miroirs ont été quoi ? Redemanda Zhu Long d’une voix grave et prometteuse d’affreuses tortures.
Hen baissa les yeux.
-Réinitialisé seigneur, répéta t’il . Une paire de Miroirs du Vide a du échapper à notre surveillance et ils l’ont utilisé comme base de donnée pour réinitialiser les autres.
Hen entendit le rugissement de rage de Zhu Long un quart de seconde avant qu’une décharge de magie pure ne le jette contre un mur. Il remercia mentalement son corps de Hen Li d’être aussi résistant, bien que la pression lui écrasa douloureusement les organes internes.
-PESTE SOIT DES DRAGONS !!! Hurla Zhu Long.
-Père ! Vous allez blesser Hen, fit une voix juvénile.
Hen vit du coin de l’œil son pupille approcher. Il essaya de parler pour l’empêcher d’approcher.
-Non… Zhi…ao… Appro…che pas….
Le jeune zhiao fut brutalement repoussé par la force magique de son père. Il piailla de douleur et ramena ses tentacules devant lui pour se protéger.
-Père !!!
Zhu Long entendit la voix sanglotante de son fils et se calma. Il sortit sa tête du palanquin et la pencha vers l’adolescent.
-Je suis désolé mon fils… Pardon, je me suis énervé…
Zhiao se mit à pleurer, le visage enfoui dans ses tentacules supérieures. Hen retomba a son tour et reprit son souffle avant d’approcher de l’adolescent.
-Je veux maman… Gémissait il, je veux ma maman…
zhu Long se redressa, fixa son fils d’un air sévère puis revint sous son palanquin.
-Hen, ramène Zhiao dans sa chambre.
-Oui, seigneur, répondit Hen en s’inclinant.
Il prit Zhiao par une tentacule et l’entraina hors de la salle du trone. L’adolescent se laissa faire tout en pleurant. Hen maudit silencieusement le grand dragon vert. Il avait toujours su qu’il était un peu dérangé[1] et qu’il agressait quiconcque se retrouvait devant lui pendant ses crises de folies, mais c’était la première fois qu’il touchait a son propre fils. Toujours pleurant, Zhiao chercha a tatons les épaules de Hen et y enroula ses tentacules. Hen gromella pour la forme.
-Zhiao, tu es trop grand pour ca…
L’adolescent ne répondit pas et posa sa tête sur l’épaule de son mentor. Hen soupira et s’agenouilla pour hisser l’adolescent sur son dos. Il se souvint de sa première rencontre avec Zhiao, quelques semaines après sa naissance. Meïrin avait alors l’équivalent de dix-sept ans et malgré son mariage avec Zhu Long, elle portait encore la natte des jeunes filles.
-Dame Meïrin, le seigneur Hen demande une audience.
Meïrin quitta son bébé des yeux et se redressa.
-Le Seigneur Hen ? Heu, faites le entrer…
La servante s’eclipsa et revint suivie du magicien qui s’inclina devant la jeune femme.
-Je vous salue Dame Meïrin.
-Bonjour seigneur Hen, que me vaut l’honneur de votre visite ?
-Le seigneur Zhu Long m’a ordonné d’être le mentor de son fils.
-Mon fils, précisa Meïrin d’une voix sifflante.
Hen se tut en sentant le regard percant de la zhiao sur lui. Il ravala sa salive et reprit.
-Votre fils… Le Seigneur Zhu Long souhaite que je lui enseigne la ma…
Il s’interrompit lorsqu’une petite masse blonde et verte lui sauta au visage avec un bruit élastique. Meïrin étouffa un petit rire. Le bébé avait bondit à la tête de Hen et s’y était agrippé, ses petites tentacules nouées autour du crane du Hen Li.
-Je crois que Zhiao vous aime bien seigneur Hen.
-Je pense aussi, déclara Hen, très zen. Dame Meïrin, pourriez vous…
Il montra le bébé du bout de son sceptre. Meïrin reprit son enfant et le porta jusqu'à son sein pour le nourrir. Le bébé jeta des regards effrayés autour de lui avant de se tourner vers le sein de sa mère. Hen fronca les sourcils.
-Il est déjà capable de bouger aussi facilement ? Il n’a pas un mois…
-Oui, je sais, c’est étrange. Son corps grandit plus vite que son esprit. J’ai bien peur qu’il ai le mental d’un dragon et le corps d’un zhiao.
-Si c’est ainsi… Il risque fort d’avoir un fort retard mental…
Meïrin baissa les yeux. son bébé la regarda, ses grands yeux bleu vert fixés sur sa mère.
-Le seigneur zhu Long ne vas pas apprécier…
-Je ne pense pas qu’il l’apprenne, déclara Hen.
Meïrin regarda le Hen Li, étonnée par sa déclaration.
-Vous… Vous ne le diriez pas au Seigneur Zhu Long ?
-Je ne sert pas Zhu Long par conviction profonde envers ses idées, mais par ce qu’il m’a promis de… Ce n’est pas important. Ce petit bout la, EST important… Si Zhu Long apprend qu’un de ses enfants a des chances d’être attardé… Il le fera tuer.
Hen caressa les boucles blondes de l’enfant.
-Et ca… Je ne le pardonnerais jamais.
-Je veux maman, geignit Zhiao pendant que Hen le bordait.
-Je sais…
-Pourquoi elle est partie ? elle m’aime plus ?
Hen caressa les cheveux blond de son pupille.
-Mais non, Zhiao… C’est… C’est ton père qu’elle n’aime plus…
-Alors pourquoi elle ne m’a pas emmené avec elle ?
Hen Li se redressa et fixa gravement le jeune Zhiao.
-Je crois qu’il est temps que je te raconte une histoire Zhiao… Il y a plusieurs milliers d’années, un jeune dragon vint au monde… Ses parents Dame Yû et le seigneur Feng, lui donnèrent le nom de Zhù Lòng…
Karine se laissa tomber sur la banquette et regarda son frère aîné.
-Bien, recommençons veux-tu ?
Elle leva une main et énuméra les récents évènements.
-Les miroirs fonctionnent de nouveau correctement pour peu que je ne m’en approche pas trop… Grâce à Grand père et mes parents, la puissance de Zhu Long est affaiblie. Néanmoins, les tempêtes et les tornades continuent leurs ravages… Heu, j’ai oublié quelque chose ?
-Si on ne se dépêche pas, Zhú Lóng scelleras de nouveau les miroirs…
-Bien, fit Karine en se levant. Quelqu’un a une tactique pour l’attaque ?
Heï leva la main.
-On fonce , on latte ?
Karine haussa un sourcil en fixant le hen-li qui décida de se faire tout petit.
-Autre proposition ?
-Soyons réaliste, dit Baï, Zhu Long a une armée de hen-li et de dégénérés, mais sans dame Meïrin, il ne peut prévoir nos propres réactions.
-Ca, c’est un bon point, commença Karine.
-Malheureusement, nous n’avons pas à craindre que Zhu Long, même si il s’agit de notre objectif final. Il nous reste encore Hen, Zhiao, Fu Kang et Lan Shui, expliqua Meïrin en lovant ses anneaux autour de son œuf.
-Je pense que nous n’aurons pas à combattre Zhiao, dit Karine, et si jamais il veut se battre, il suffiras de l’endormir d’un sort de sommeil. Ensuite, cela nous feras un adversaire chacun.
-Je m’occupe de la dégénérée, dit Heï en tapant dans son poing, j’ai un compte à régler avec elle…
-Je pense que je combattrais Hen, dit Baï.
-PAS QUESTION ! S’exclama Karine, tu n’es pas assez puissant !
-Mais…
-Je m’en occupe, continua Karine.
-Karine, intervint Fa, tu ne pourras combattre Hen, Fu Kang et Zhù Lòng…
-Tu proposes quoi ? Demanda Karine, légèrement agacée.
-Je combattrais avec vous.
Devant le silence des trois adolescents, Fa soupira et reprit son apparence de jeune homme.
-J’admet que je n’ai pas combattu depuis des siècles, mais mon niveau magique est toujours au top… Je connais les pouvoirs de Hen et ses techniques.
Meïshin secoua la tête en allumant son fume-cigare.
-Fa, tu ne vas pas te battre contre Houxi ?
Fa se contenta de lui jeter un coup d’œil neutre en guise de réponse. Meïshin prit une longue inspiration puis jeta son fume-cigarette par terre et sortit de la pièce. Fa se leva a son tour.
-Il faut que j’aille lui parler…
Les trois adolescents
le regardèrent sortir à la suite de la zhiao. Heï
fixa Karine.
-Karine, je me trompe ou il y a quelque chose entre eux ?
Karine haussa les épaules. Ce fut Meïrin qui répondit.
-ils ont été amant il y a plus de quinze ans de ça.
-MEÏSHIN ET FA ?!!! Mais… Mais ils sont parents !!
Meïrin resserra doucement sa longue queue autour de son œuf.
-Au même titre que Zhù Lòng et moi…
-J’ai du mal à les voir ensemble… ils s’entendent comme chien et chat, dit Baï.
Meïrin sourit.
-Certaines personnes ont énormément de mal a exprimer leur sentiment autrement qu’en criant…
-ET POURQUOI J’IRAIS PAS ? Hurla Fa, les faisant sursauter.
-PASQUE TU VA Y RESTER !!! Répliqua Meïshin.
-Qu’est ce que je disais ? Ajouta Meïrin, le sourire aux lèvres.
-DIS TOUT DE SUITE QUE JE SUIS UN CROULANT !!!
-PARFAITEMENT, T’AS PLUS DE CINQ MILLE ANS AU CAS OU !!!
-EN EQUIVALENCE CA FAIT MÊME PAS TRENTE !!!
-LA N’EST PAS LA QUESTION, JE VEUX PAS QUE TU Y AILLES !
-MAIS T’AS RIEN DIT POUR KARINE ET LES DEUX AUTRES !
-C’EST DIFFERENT !
-EN QUOI ?
Silence.
-Je t’écoute, reprit Fa au bout d’un moment.
-toi je t’aime.
Le silence reprit. Au bout d’un moment, Heï entrouvrit la porte et la referma rapidement.
-Hem.. interdit aux moins de dix-huit ans…
A suivre: Chapitre 17: La Dernière Danse
Fermé durant les travaux...
Kineko: Snif...
Karine: Allons... Qu'est ce qui te prend encore?
Kineko: Bouh...
Heï: Elle est obligée d'arrêter Tao tie...
Baï et Shiro: OUAIS!!!
Kineko: Merci de votre soutien! OUIIIIIIIIIIIIN!!!
Kuro en lui tapotant la tête: Allons allons, c'est momentané... Juste le temps que tu écrives la suite...
Kineko: oui bah je réclame de l'aide! Avis a tout ceux qui lisent ces lignes...
BONK!
Kineko, jetant "only for bad boy" par dessus son épaule: Si certains d'entre vous se sentent inspirés, mailez moi et on essaieras d'écrire la suite...
Kuro: quelqu'un de censé de préférence...
Kineko: ^¬_¬^ regard qui tue
Kuro: A rien dit!
[1] Bel euphémisme pour dire qu’il était carrément secoué de la cafetière.
Chapitre 15 |